Auteurs

Bernard Friot nous écrit des lettres, des histoires, des poèmes, des choses inclassables dans des livres sensibles qui font frissonner, frétiller, fricasser les mots avec humour, tendresse, passion. Son livre dans la Collection Petit VAprouve qu’il sait compter au-delà de 10 mais nous mélange les pinceaux dans les chiffres car il est poète et compte comme il veut, c’est un homme libre. Parmi ses éditeurs, on compte Milan, La Martinière, Gallimard jeunesse, Flammarion, Le Cherche-Midi, Albin Michel… Il vient d’écrire le spectacle Oh la la, Collectif Mâ-Théâ et Centre de Créations pour l’Enfance.

Brigitte Baumié poétesse, musicienne en perte d’audition depuis l’âge de 35 ans, cet accident de la vie lui a ouvert les portes d’une langue : celle des signes (LSF), et d’une culture dont elle ignorait tout. Depuis, elle œuvre à leur reconnaissance avec l’outil qui est le sien : la poésie. Elle crée dans les deux langues. Elle traduit la poésie en LSF. Et a réalisé plusieurs spectacles poésie et musique.
Elle anime des ateliers d’écriture et de création poétique en langue des signes mais surtout elle aime proposer des ateliers de lecture qui sont autant de plongées en liberté dans la poésie contemporaine.
Publications : Les mains fertiles, Bruno Doucey éditions, 2015 ; Passages intermittents, La Boucherie Littéraire, 2016 ; Pour le reflet d’un oiseau ; État de la neige ; J’ai tué, ça existe pas : tous 3 aux éditions Color Gang.
© Jean Daunas

Cécile Palusinski est écrivain. Elle s’intéresse aux liens unissant peinture et littérature, et a travaillé dans plusieurs galeries d’art. Elle est présidente de l’association La Plume de Paon qui œuvre en faveur du développement du livre audio, et fondatrice de l’agence NUMERED Conseil dédiée aux professionnels de la culture confrontés à la mutation numérique. 
Avec le Centre de Créations pour l’Enfance, elle publie en 2021 Pages d’Arbres, un recueil de haïkus, dans le cadre d’un projet transmédia beaucoup plus vaste : https://www.arbres-mondes.com/

Chiara Carminati vit en Italie où elle a suivi des études de littérature moderne et un peu en France, du côté d’Aix en Provence parce que le soleil est incrusté au panorama là-bas. Elle écrit et traduit des livres pour enfants, de la poésie et des pièces de théâtre. Son truc, c’est d’entrelacer les mots, la musique et les images dans des spectacles de poésie narrative. Son livre Hors-champ (« Fuori Fuoco » en italien) a remporté le prix Strega jeunesse en 2016.

Dorothée Volut est née par inadvertance dans un siècle qui a crevé le mur du son, inventé les puces électroniques, les présentateurs météo et la 2 chevaux. L’histoire ne dit pas si elle a porté des pull-overs en acrylique , mais on sait en revanche qu’elle aime l’incandescence et la justesse. Ses mots font toujours pile le poids de lettres qu’il faut. Avec elle, les mots balancent et nous laissent suspendus. Elle est à entendre de voix vive aussi bien qu’à lire sans tarder, ni précipitation. Elle a été poète en résidence au Centre de Créations pour l’Enfance de Tinqueux de septembre 2015 à juin 2017. Elle a publié dans la Collection Petit VA! Lettres pauvres et chez d’autres éditeurs : Poèmes premiers ; Alphabet (réédition 2016) et À la surface (2013) aux éditions Eric Pesty.

Edith Azam a la chaleur des écrivains qui ensoleillent nos ombres pour décimer les couches de grisaille nous empêchant de voir le soleil. Il paraît qu’elle regarde son chien fumer des cigarettes. Ce qui est sûr, c’est qu’elle écrit drôlement bien de la poésie, joue dans ses pièces de théâtre, fabrique des expositions avec ses dessins bouleversants, nous touche dans ses récits que l’on retrouve chez POL où la langue s’invente en même temps qu’elle s’étire sous nos yeux et percute nos synapses, provoquant un charivari qui remet d’aplomb l’envers du décor.  En jeunesse, elle signe deux livres chez Lanskine et le très remarqué La northographe me rend malade dans la Collection Petit VA!
© Agnès Houart

Le sais-tu ? Fabienne Swiatly écrit des récits aussi bien que de la poésie ou des pièces de théâtre avec la même ferveur. Sa façon de ne pas plier tout à fait, de hisser ses mots au plus haut dans la voilure de la littérature nous aide à résister aux intempéries de l’existence. Qu’il vente, qu’il grêle, elle dirige la revue VA! . Et chacune de ses publications (Elles sont au service, éditions Bruno Doucey ou Cheval magnifique Collection Petit VA!) la fait glisser sur les mots de la vérité crue et tout le monde croît dans ses mots, ils nous grandissent à coups de galops.

Franck Doyen est un poète qui a commis un roman et divers actes graves, comme la création, avec Sandrine Gironde, du Festival permanent de poésie POEMA – écritures poétiques contemporaines. Il est à l’origine de quelques revues littéraires et lit régulièrement sur scène, parfois en collaboration avec divers artistes  notamment au sein du duo Pasang et du Collectif ET.
Il est un actif collaborateur de la maison d’édition Faï fioc, basée à Boucq, où est paru son dernier livre : Les chants de Kiepja, 2021.
Bibliographie sélective : Sablonchka, roman, Éditions Nouvel Attila / Othello, 2019 ; Mocha, Éditions La Lettre Volée, 2018 ; Collines, ratures, Éditions La Lettre Volée, 2016 ; Champs de lutte, Éditions Æncrages & Co, 2014. 

Gaëlle Allart trempe ses doigts dans l’encre de l’imaginaire à peuprès tous les jours, illustre des livres, fabrique des tampons géants et crée des expositions où le réel percute le quotidien démasqué et laisse place à la rêverie. Elle est artiste plasticienne au Centre de Créations pour l’Enfance depuis plusieurs années.
Elle a récemment été la complice de Gaëtan Doremus pour illustrer les Poèmes en peluche d’Edith Azam publiés par Le port a jauni.
Elle a imaginé et réalisé le décor de cette 9e édition de la Fête de la poésie jeunesse en s’inspirant de l’affiche créée par Marie Poirier.

Jean-Louis Massot se balade en dehors des sentiers battus, rebattus ou courbattus, il s’en fut. Il s’en fout. Il trace sa propre voie depuis 60 ans et entend bien continuer. Il a d’ailleurs édité pendant 25 ans à l’enseigne des Carnets du Dessert de Lune, des livres aux formats quelquefois inclassables, semant le désordre dans les bibliothèques.
Sa poésie désaxe l’axe de la poésie. Elle étale de l’épice sur l’épiderme, convoque des nuages en toute saison, aime se mouiller, a toujours 36000 choses à faire. Jean-Louis Massot habite au même endroit de la Belgique depuis près de 40 ans mais déménage souvent dans sa poésie pour nous faire voyager.
Derniers titres : Abonné·e·s Absent·e·s, Le Chat Polaire, 2021; Miracle des poissons, L’âne qui butine, 2021 ; L’A.A.F.L.A, L’Appareil À Fabriquer Les Aphorismes, Cactus inébranlable,2020 ; 36 choses à faire avant de mourir, pré#carré éditeur,

Lisette Lombé pense : « Pas d’épanouissement individuel sans émancipation collective. » Elle est artiste plurielle, sautant allégrement les frontières. Ses espaces d’écriture et de luttes s’appuient sur sa propre chair métissée, son parcours de femme, de mère, d’enseignante. En dérivent des collages, des performances, des livres et des ateliers, passeurs de rage et d’éros, elle est co-fondatrice du Collectif L-SLAM. Elle a été récompensée, en 2017, en tant que Citoyenne d’Honneur de la Ville de Liège, pour sa démarche d’artiviste et d’ambassadrice du slam aux quatre coins de la Francophonie.
photo © Gilles Fischer

Léo Righini-Fleur est illustrateur et concepteur de livres pour l’enfance.
De la création à la manipulation de ses objets éditoriaux, le jeu est au centre de sa démarche : jeux de construction, jeux de mots, jeux graphiques… Il peut ainsi interagir avec ses lecteur·ice·s et partager des histoires amusantes, des contenus scientifiques et des expériences poétiques. Il prolonge cet échange lors d’ateliers littéraires et plastiques avec des enfants et des jeunes adolescents en milieu scolaire. 
Le Centre de Créations pour l’Enfance lui a confié les manettes de la maquette de Gustave Junior, le tout nouveau journal de poésie gratuit pour les enfants !

Marcella est écrivaine et sophrologue, deux métiers qui lui vont très bien. Elle voit tout naturellement les liens unissant mouvements du corps et écriture poétique, qui sont un fil rouge dans son travail et sa vie. Elle attrape le quotidien avec sa tête, ses mains, son coeur, son ventre, ses jambes ; elle le triture, le reconstruit, l’amplifie… Elle le transforme en prose.
Les bébés de Tinqueux nés en 2021 recevront, dans le cadre du passeport culturel, son livre Poèmes à murmurer à l’oreille des bébés, publié par Les Venterniers avec Marie Poirier en 2020.

Diplômée de l’École Estienne, Marie Poirier est auteure et illustratrice principalement pour l’édition jeunesse. Elle investit aussi le travail du corps par la danse contemporaine qu’elle pratique et enseigne.
Marie est l’auteur de l’affiche de la 9e édition de Fête de la Poésie Jeunesse.
Les bébés de Tinqueux nés en 2021 recevront, dans le cadre du passeport culturel, son livre Poèmes à murmurer à l’oreille des bébés, publié par Les Venterniers avec Marcella en 2020.

Mélanie Leblanc  a grandi près des falaises de la côte d’Albâtre. L’émerveillement est la source de son travail. Elle écrit de la poésie dans des livres mais aussi sur les routes et sur les trottoirs, sur les vitrines et sur la peau, sur le tissu, sur les dés, sur des cartes et sur des affiches… En 2020, elle confectionne sa première exposition à la Maison Mallarmé.
Elle partage son temps entre l’écriture et la transmission. Elle donne des lectures publiques, parfois musicales. Elle enseigne aussi la littérature et le cinéma et anime fréquemment des ateliers d’écriture auprès de publics variés. 
Elle a récemment publié Le labyrinthe des jours, Le Castor astral 2021 ; Les gens qui osent, avec Magali Dulain, Les Venterniers 2021, Quand mon coeur, Les Venterniers 2020, Les étoiles filantes, Les Venterniers, 2018.
© Yann Lélias

Créatrice plasticienne à l’imaginaire généreux, Natali Fortier aime explorer et expérimenter : livres de papier ou de terre, personnages en volume, mobiliers, sculptures, jeux, masques. Elle manie avec une égale adresse le pastel, l’huile, le crayon à mine, le plâtre, le bois … Ses réalisations disent toujours la fragilité des êtres et savent restituer les perceptions et les sensations de ce territoire frais et aventureux qu’est l’enfance.
Elle présente, au Centre de Créations pour l’Enfance, son exposition Se mettre dans la tête de l’autre

Nina Medved est poète, traductrice et photographe officielle du Marché de la poésie jeunesse. Elle a reçu le prix du jeune espoir 2019 pour son recueil Drseči svet. Elle a dirigée l’anthologie Kaléidoscope / Kalejdoskop  paru dans la Collection déplacementS, Centre de Créations pour l’Enfance, 2019 avec ses traductions et celles de Ziva Cebulj, Masa Jazbec et Ksenija Mravlja.
© Gregor Salobir

Né en 1971 parce qu’il ne restait plus d’autre année disponible dans l’agenda des cigognes, Pierre Soletti a passé son enfance à apprendre à dessiner, à lire et à jouer de la musique. Il s’est mis à écrire pour le théâtre parce que Shakespeare l’avait fait avant lui et que ça ne lui avait pas trop mal réussi. Sa première publication, il l’a faite sur la façade de son école : « Murs en béton pour chair à mouton », qui lui valut de passer la plupart de ses mercredis en retenue. Du recueil de poèmes à l’album jeunesse, du conte au roman, des lectures publiques aux albums de musique, aux peintures sur les livres des autres ou sur les murs… il touche à tout car tout le touche. Poète associé du Centre de Créations pour l’enfance, cofondateur du Marché de la poésie jeunesse avec Mateja Bizjak Petit, et de la Collection Petit VA!
© Nina Medved

Stéphane Bataillon serait un poète d’intérieur si l’on en croit son site. Mais, à le lire, on se rend vite compte que cet homme déborde bien au-delà des limites prévues à cet effet. Si le tir part de l’intérieur sa cible se trouve à l’horizon. Car sa poésie ouvre vers les possibles, elle fait plein jour contre la nuit. Il est scénariste de BD, journaliste et créateur de la revue GUSTAVE et, en collaboration avec le Centre de Créations pour l’Enfance de GUSTAVE Junior. Ses livres de poèmes sont publiés par les éditions Bruno Doucey.
© Murielle Szac

Thierry Cazals – Après un doctorat de sociologie (sur la littérature et le cinéma de science-fiction) et un détour par le cinéma (comme journaliste aux Cahiers du Cinéma, puis scénariste), la rencontre avec le haïku (bref poème d’origine japonaise) est le déclic de son aventure d’écrivain. Il a publié depuis une vingtaine de livres, pour les enfants et les adultes : contes et histoires (Monsieur Truc, Olga et les masques, L’enfant qui avait peur du silence, La bouche en papier), poésie (Visage de la neige, Un éléphant au paradisLe petit cul tout blanc du lièvre, La petite voix de la ficelle), roman pour la jeunesse (Les milles vies de Valentin), haïkus (La volière vide, Le rire des lucioles), livre d’artiste (Au bord de la falaise), et un livre-atelier pour s’initier au haïku (Des haïkus plein les poches)…Il anime, depuis 1999, des ateliers d’écriture pour enfants et adultes (à travers notamment l’initiation au haïku).

Thomas Vinau – Poète résistant ou résidant (c’est un peu la même chose) dans le Luberon, Thomas Vinau est barbu, tatoué et farouchement attiré par le partage, bien qu’il se décrit par-fois comme un ours. La légende raconte qu’il a vendu des frites, ramassé des fruits, photocopié des photocopies, mais surtout, regardé les gens autour de lui, les paysages, et particulièrement ce qui est minuscule. Aujourd’hui, il écrit des livres. Peu importe que ce soient des romans, des albums jeunesse ou autre, c’est toujours de poésie qu’il s’agit ou qu’il s’agite. Ses livres vous happent dès les premiers mots, ils parlent de vous, parlent des étoiles et des scarabées dans le même vers. Ils relient ce qui ne saurait l’être sans l’acuité de Thomas, fin archet de la plume.
Vous trouverez ses dernières publications chez Gallimard, en poche (10/18 ou Point-Poésie), Castor Astral, La Fosse aux Ours (on y revient!), Alma éditeur, Les Venterniers et quelques autres. Il publie ces-jours-ci Le monde mal foutu dans la collection Petit Va !

Timotéo est poète voyageur, marionnettiste chercheur, baroudeur de théâtre, metteur en vie de scène, nomade jusqu’au bout du masque. Il réalise des spectacles où les objets :  cafetières, fourchettes, feuilles de buvard… parlent et dialoguent avec les bananes et les poireaux… Ses marionnettes-objets l’ont amené à faire le tour de lui-même et du monde par la même occasion (de Singapour à Arkhangelsk, de Melbourne à Buenos Aires, en passant par Tinqueux). Il a publié Lundoux, mardoux, mercredoux dans la Collection Petit VA! en 2020.
© Hélène Many